De mère en fils depuis 1904

 

La naissance du Castel

C\’est à Saint-Gervais d\’Auvergne en 1616 que Charles d\’Antennes, marquis de Maintenon, fit construire un château qu\’il voulait plus en rapport avec son temps. Ce manoir resta longtemps la propriété des seigneurs et notables gervaisiens, avant d\’être vendu en 1875 à l\’ordre des Religieux de Cluny. La loi de Séparation de l\’Eglise et de l\’Etat oblige les religieuses à vendre cette demeure qu\’elles proposent à Léon et Eugénie Chassagnette déjà aubergistes à Saint-Gervais. Le Castel Hôtel est né.

\"\"
Vue du Castel hôtel, vers 1940.
\"\"
Dans la famille \ »Au Bain-Marie\ », l\’arrière grand-mère, grande cuisinière de plats mijotés.

 

Au commencement il y avait la Mère Castel

Eugénie Chassagnette, dite la Mère Castel, est née d\’une famille de tavernier. Avant d\’acheter la bâtisse du Castel en 1904, elle exploitait avec son mari Antoine, dit Léon, un café dans le village de Saint-Gervais. Son auberge était toute sa vie. Avoir des enfants ne pouvaient pas, selon elle, se conjuguer avec la gérance d\’une auberge et ils décidèrent à la signature de l\’acte de vente de faire voeu de chasteté (autant que possible… ils ont quand même eu deux enfants). Léon se consolait donc en travaillant dans les jardins qui alimentaient la cuisine de sa femme et en séduisant les femmes de chambre. L\’histoire raconte que lorsque Eugénie le prenait en train de batifoler, elle le pourchassait dans tout l\’hôtel avec le pique feu (le fourneau était au charbon). Personne n\’osait plus lui tenir tête… Ni s\’approcher de son mari.

 

1925 : la succession 

Le fils d\’Eugénie, Gabriel, a pris les commandes de la cuisine après avoir fait son service militaire dans la marine au début des années 1920. Il a donné au Castel ses lettres de noblesse dans la région. 

La Mère Castel était présente, et même terriblement présente. Elle continuait à régner sur la famille et l\’auberge, pique feu à la main. Gabriel a épousé Elise Pérol qui lui a donné deux filles : Anne-Marie dite Nanette et Eugénie dite Ninette. L\’auberge s\’est alors placée au coeur de la vie du village. C\’était un restaurant, un hôtel, une pension de famille, une station service, une ferme. Les services offerts allaient de la livraison des repas à domicile au transport de la gare au centre du village. 

Gabriel est décédé un peu avant 50 ans, juste à la fin de la seconde guerre mondiale.

\"\"
Dans la famille \ »Au Bain-Marie\ », le grand-père, le roi du Pounti.
\"\"
Dans la famille \ »Au Bain-Marie\ », la grand-mère, Madame Elise.
\"\"
Dans la famille \ »Au Bain-Marie\ »: la grand-mère, la reine de la sanguette.

1944 : Madame Elise et sa fille Nanette, le temps des femmes

Elise a alors dû prendre la relève. Elle se mit en cuisine sous le joug de sa belle-mère, sa fille cadette, Nanette, à ses côtés. La Mère Castel s\’est éteinte dans les années 1950. Il a fallu moderniser l\’hôtel après la guerre et attirer une nouvelle clientèle, plus exigeante. Après les travaux de rénovation et la réouverture pour le weekend de Pâques, Madame Elise a toujours raconté que la seule recette de la journée fut une pêche Melba alors qu\’elle avait espéré faire salle comble. 

Dès le début des années 1950, \ »les gens des colonies\ », venaient prendre au moins deux mois de vacances à la campagne dans les villages offrant verdure, fraîcheur et des cours d\’eau pour la pêche. L\’hôtel a ainsi trouvé une nouvelle clientèle qui restait pensionnaire tout l\’été. Des liens se sont crées entre tous les clients qui revenaient chaque été troubler la paix du village. En effet, ces derniers organisaient de grands bals masqués, des soirées de jeux collectifs et sonnaient la cloche de l\’hôtel au moment de l\’apéritif. Tout le village,  qui les appelait les \ »Fous du Castel\ », savait qu\’il était 19H.

Nanette a épousé Robert Mouty et le couple a continué à moderniser les lieux. Robert a choisi de se spécialiser dans le négoce du vin. La carte des vins s\’est alors considérablement élargie tout comme la carte du restaurant. L\’auberge est devenu un lieu d\’ancrage pour toute une génération d\’après-guerre. Durant cette période, les clients venaient surtout déguster la crêpe Célina, fourrée avec un jambon du pays et beaucoup de crème fraiche, et en dessert le Parfait.

Trois enfants sont nés de ce mariage, le petit dernier, Jean-Luc, deviendra cuisinier et prendra la relève.

\"\"
Dans la famille \ »Au Bain-Marie\ »: la mère, qui fit des crêpes Célina le plat phare du Castel.

Ainsi, la cuisine est une évidence que le chef cherche à transmettre dans l\’assiette. Après avoir fait ses premières armes auprès de grands chefs, tel que Joël Robuchon, Michel Rostang et Jacques Lameloise, Jean-Luc Mouty a repris la suite de sa mère il y a de cela une vingtaine d\’années. Il allie cuisine mijotée traditionnelle et moderne. Ses plats de terroirs sont savoureux et conviviaux.  

De nos cuisines à vos assiettes

Notre atelier de plats cuisinés a été crée en 1989. Il s’agit de plats réalisés traditionnellement dans notre Auberge. Des produits de qualité, des méthodes de cuisine traditionnelles, une réalisation à la demande. Du soin et du savoir-faire sont les maîtres-mots de notre carte